Blanche techno en fait de Liza N elias une dj culte. Liza préfère l’anonymat. entretien avec une rave diva.

Liza N’Eliaz- hardcore de base

Lorsque les saints nelias débute sa carrière de dj fin, elle a déjà à son actif une longue carrière musicale. Elle a fait partie de ensemble médiévial et de plusieurs groupes de rock (Krise Kardiak, Divorce). C’est aux platines qu’elle trouve sa voie. Réservée à l’extrême, elle ne fait aucun cas du culte que lui vouent ses fans et reste entièrement dévouee à son art. Liza partage son temps entre de nombreux periples qui là menent de raves en clubs à travers toute l’europe et les studios où elle compose, seule ou accompagnée, comme récemment sur le Mokum No. 50 avec DJ Dano, et bientot avec Laurent Ho. Avec lui, on trouve aussi “Operation” paru sur “Terrordome 6”. Il y a également “Let The Bassorum Go” sur “Hardcore Fever Vol. 2” et le “Romper Stomper DJ Mix” chez Industrial Strength. Liza s’est très vite imposée sur la scène parisienne grace aux soirées Invaders, et à l’étranger avec les grandes raves allemandes comme Mayday. Il faut dire qu’elle a un don particulier pour construire une histoire musicale qui emmène à 200 BPMs dans un univers truffé de gags sonores et de grandes envolées lyriques. Comme beaucoup, le chemin qui l’a menée à la techno est classique: “En 1986/87, je faisais déjà de la musique électronique sur scène.

J’étais encore dans le milieu rock. Et l’on regardait avec méliance cette musique sans batteur et guitariste. C’était un ramassis d’attitudes datant de plus de dix ans. Je souffrais de cela car je n’arrivais pas à trouver ma place. Je me suis mise à sortir au Roxy d’amsterdam en 1988. Là, j’ai compris que je n’étais pas toute seule à chercher autre chose. Ce fut un flash total, surtout avec Eddy de Clerq. J’y ai découvert des musiques d’une autre dimension.”

Pour Liza, l’arrivée de la techno n’a rien de surprenant.” La techno n’est qu’une étape, une évolution plus ou moins logique. “Si elle est partagée entre la composition et le travail de DJ, elle a par contre cessé de faire des lives.”

C’est trop compliqué techniquement de réaliser son idée en direct. Un live est plus préparé que spontané. Or, dans le travail de DJ, il y a ce coté direct et improvisé qui apporte la magie. C’est un processus d’ensemble avec le public. Enregistrer un set de DJ dans une soirée et le passer dans une autre ne fonctionnerait pas. Le mix, c’est l’instant magique.”

Et pourquoi ce choix délibéré du hardcore?

“C’est un genre qui m’a toujours passionnê. C’est un style musical sans compromis, c’est comme ça que j’interprête  le hard du mot hardcore.” Il est vrai que depuis quelques années, les bacs débordent de compallions hardcore. Le genre est-il devenu commercial? “ Le hardcore se vend bien maintenant mais cela n’a pas tourjours été le cas. évidemment, il faut faire le tri. Mais par essence le hardcore se fout d’être commercial. Sa vocation est d’aller toujours plus loin dans la recherche des limites du son.”

On a souvent fait le rapprochement entre hardcore et fascisme. Liza repousse cette affirmation de la main: “ Il n’y a aucun amalgame possible! Le hardcore est une musique non conventionelle, un grand melting pot de différentes cultures. C’est antinomique avec le fascisme et le racisme qui sont deux attitudes de refus absolu. Ce sont des idées qui contraignent une culture à se reproduire de façon presque incestueuse. On se ferme, on ne regarde pas ailleurs: voilà ce qu’est le racisme. Le hardcore, lui, bombarde son public avec des impressions jamais ressenties, des sons inouis, de nouvelles fusions. Il est donc forcément un mouvement interracial, intercommunautaire et profondément novateur.”

Bernard Vilette

White techno in fact Liza N elias a cult dj. Liza prefers anonymity. interview with a rave diva.

Liza N’Eliaz- hardcore de base

When saints nelias began her career of late dj, she already has a long career in music. She was part of the medieval ensemble and several rock bands (Krise Kardiak, Divorce). It’s on turntables that she finds her way. Reserved to the extreme, she does not care about the worship of her fans and remains fully devoted to his art. Liza divides her time among many people who lead raves in clubs throughout Europe and studios where she composes, alone or accompanied, as recently on the Mokum No. 50 with DJ Dano, and soon with Laurent Ho. With him, we also find “Operation” published on “Terrordome 6”. There is also “Let The Bassorum Go” on “Hardcore Fever Vol. 2 “and the” Romper Stomper DJ Mix “at Industrial Strength. Liza quickly made her mark on the Parisian stage thanks to the Invaders parties, and abroad with the big German raves like Mayday. It must be said that she has a particular gift to build a musical story that takes to 200 BPMs in a world full of gags sound and great lyrical flights. Like many, the path that led to techno is classic: “In 1986/87, I was already doing electronic music on stage.

I was still in the rock world. And we looked with meliance this music without drummer and guitarist. It was a collection of attitudes dating back more than ten years. I suffered because I could not find my place. I started out at Roxy amsterdam in 1988. There, I realized that I was not alone in looking for something else. It was a total flash, especially with Eddy de Clerq. I discovered music from another dimension. ”

For Liza, the arrival of techno is not surprising. “Techno is only a step, a more or less logical evolution. “If it is shared between the composition and the work of DJ, she has stopped doing lives.”

It’s technically too complicated to realize your idea live. A live is more prepared than spontaneous. However, in the work of DJ, there is this direct and improvised side that brings magic. It is an overall process with the public. Recording a DJ set in one party and moving it to another would not work. The mix is ​​the magic moment. ”

And why this deliberate choice of hardcore?

“It’s a genre that has always fascinated me. It’s an uncompromising musical style, that’s how I interpret the hard word hardcore. “It’s true that in recent years, the bins are full of hardcore compallions. Has the genre become commercial? “Hardcore sells well now but that has not always been the case. obviously, you have to sort it out. But in essence hardcore does not care about being commercial. His vocation is to go further and further in the search for the limits of sound. ”

We have often made the connection between hardcore and fascism. Liza rejects this affirmation of the hand: “There is no amalgam possible! Hardcore is unconventional music, a great melting pot of different cultures. It is antithetical to fascism and racism, which are two attitudes of absolute rejection. These are ideas that force a culture to reproduce in an almost incestuous way. We close ourselves, we do not look elsewhere: that’s what racism is. The hardcore, he, bombards his audience with impressions never felt, sounds unheard, new mergers. It is therefore necessarily an interracial, inter-communal and deeply innovative movement. ”

Bernard Vilette