LIZA N’ELIAZ

Le moins que l’on puisse dire de Lisa c’est qu’elle était déjà loin du son balearique et d’Ibiza, son nom rime avec hardcore et cela pour toujours…

C’est sous cette signature humoristique “LIZA N ELIAZ not yet from Ibiza2 que certains d’entre nous ont pu lire c’est écrit dans les numéros de CODA. Elle nous accorda une interview en juin 93, le style et l’artiste ont déjà pris position. Flashback avec LiZa et propos recueillis lors d’une soirée avec Yvette Nelias, Richard Belia Laurent Ho, où chacun tenta de combler le vide laissé par son départ le 19 février 2001.

Laissons liza nous donner sa définition du hardcore: c’est le genre qui va le plus loin, au delà de tout limites. Cela a toujours été important pour moi d’écouter des choses qui transgressaient ce qu’on avait déjà entendu (CODA juin 93)… On peut mettre ce terme à toutes les sauces. Le mot hardcore s’étend seulement à travers des style, mais aussi des époques. “Noyau dur”, si on traduit littéralement, et “dur”, dans le sens passionné du terme, voire obsédé mais certainement pas lieu au terme “violent”. Il peut-être 1 adjectif qui donne des nuances à la musique en déterminant son intensité, sa puissance, et je crois que c’est la la vraie définition.(CODA mars 99).

Venant de Belgique c’est en France que artiste LizaNELiaz est née. Laurent Ho nous parle de leur première rencontre: Je commençais à découvrir le monde techno avec les soirées Space au Rex Club en 91. Et les émissions de Patrick Rognant, Rave up, sur FG, qui lors, d’une soirée chez lui, nous firent découvrir une amie belge qui venait avec des supers disque. Elle venait par là, mais pas pour mixer je crois. C’est lors de cette soirée que je rencontre Liza. Et je découvre son première disque sur Atom.

Une rencontre qui ne fut pas isolée car ces ne tardèrent pas à travailler ensemble…  et a jouer dans des soirées dont tout le monde se rappelle encore. Et lorsqu’on pose la question à Liza en 93, des endroits ou les plus géniaux où elle ait joué:…  il y en a beaucoup, mais je dirais que les endroits où j’ai le plus de eu de plaisir à jouer sont le marathon de 25heures d’Invaders a la Sat d’Ivry, Spasmes de Fantôme, le Limelight à Cannes et l’abbaye de Moncel (grosse rave organisée par l’équipe de coda ndlr).

Yvette Neliaz, compagne de la première heure de Liza, ainsi que Laurent Ho nous les rappellent aussi: Ah c’est une Invaders en 91, mais il ne faut pas oublier la Péniche Rubis, le sous-marin bleu, et technotanz à Bobigny. C’est durant ces soirées que le public a pu découvrir la musique de Liza…

Essai durant la Fantôme que Ralphie Dee ecouta Liza, il presenta aux organisateurs de Mayday… Et le déclic de Liza c’est Mayday 4 en mai 93, toute la clique du hardcore était déjà là, il y a avait Lenny Dee, the crew de PCP, West Ham…

C’est en partie cette période que l’on retrouver sur le triple album de Liza, qui sortent actuellement chez Uwe. Dans cet album nous retrouvons aussi des morceaux chantes qui déroutent…

J’ignore cette autre facette de Liza. L’époque très techno, les morceaux chanté je les découvre aujourd’hui, avec la sortie de ce disque, nous confie Laurent ho, mais pour Richard Belia ce n’est que pur plaisir…

En effet cette dernière est un fan de la première minute, photographe/ rédacteur pour diverses magazines anglais et français, il côtoyoie Liza des 88…

 

La rencontre de Richard Belia et du possy Eliaz est des moins banale. Guide par sa recherche du son, et une démarche “anti-France”, c’est sur le sol britannique que Richard Belia tente de rassasier sa volonté de découvrir de nouveaux sons.

Pourtant c’est cassette venant du fin fond de la Bretagne qui va l’interpeler en 88, il y entend des chansons électronique tordues, tres joyeuses et tres malsaines. Alors rédacteur/photographe, c’est tout naturellement qu’il rentre en contact avec Liza par un coup de fil amical, mais aussi intéressé par cette musique si étrange…

Je devais retourner sur Paris, et vers 4 du matin à Douvres, je croise deux personnes, pour moi il n’y avait aucun doute, je venais de croiser Liza et Yvette.

De retour de mon séjour en France, coup de fil… “Coucou nous sommes à Londres, il faut de l’on se voie. Le rendez-vous est pris, et dans la foule de cette salle de concert, je me suis dirigé vers elles direct, à leur grande surprise. Vu le look je n’avais pas eu de problème à le faire…

Alors ce premier concert?

Ce n’était pas en concert. Ce serait trop prétentieux, à Londres il existe des endroits tu, des salles de concert, des sortes de pubs, ou 5 groupes

peuvent passer durant une soirée. Liza à joué 4 titres, c’était le bordel, le PC qui tombe en panne, les Anglais qui n’y comprenaient rien. C’était parfait! Peu après j’ai assisté à une apparition aux Transmusicales. Pour le 10eime Anniversaire de Trans, en 88, des quinzaines de groupes se sont produits, 3 chansons par groupe et au suivant. Liza s’est produite au milieu de ces groupes et là encore elle réalisa un véritable attentat…

Et sur scène à cette époque quelle était sa présentation?

C’était très visuel?

L’image que je garde et celle d’une Marilyn Monroe Punk… Sur le Circuit rock c’était du délire, apres le circuit Techno ce fut vraiment plus soft au niveau look, nous précise Yvette.

Elle était seule sur scène, avec ses machines et ses ordinateurs, elle chantait en utilisant des filtres afin de modifier sa voix… et tout ça avec des bas résille… C’était extrêmement sombre et tordu… se souvient Richard pas encore revenu de cette rencontre.

C’était de toute façon une époque de pop sombre et très expérimental, surtout pas d’une seule couleur. Le même soir il avait un groupe anglais GAY BIKERS ON ACID, les bikers homosexuels sous acid, Qui est n’étaient pas gays, ni bikers, et certainement assez sains… (Rires)

Liza lost in Riec-sur-Belon

Dans cette histoire entre la Belgique et les soirées, il y a Riec-sur-Belon. Et je me souviens que ce nom de petit village m’a toujours marqué. Pour moi le futur de la musique électronique été riec-sur-Belon, je n’avais qu’une seule envie: Y aller pour prendre Liza et Yvette dans mes bras… J’imagine la tête des villageois.

À entendre et Yvette, Liza  s’habillait à Riec-sur-Belon  comme sur la scène londonienne ou lorsqu’elle se produisait. Elle était inclassable, d’ailleurs sa musique l’était tout autant. En France, avant la période hardcore, liza est classée dans rayonnage de disques inclassable, en Angleterre ils avaient trouvé l’étiquette: “hardcore computer”…

Et Yvette des d’enchainer: Liza a influencé et joué avec toute une génération d’artistes qui étaient déjà là. Guillaume la Tortue, jérôme Pacman. Les genres n’étaient pas si définis que cela. Pacman n’était pas ce que l’on appelle DJ hardcore, et pourtant il jouaient ensemble… Puis, lors de l’hiver 93/94 il y eut la techno, le hardcore, l’acid, la transe… C’est le début de la séparation des genres. Et l’on voit arriver des organisateurs plus trash… Et l’installation des chapelles, avec l’apparition de plusieurs dancefloor lors de la même féte. Liza et alors devenu l’artiste hardcore la plus populaire durant cette période…

Les années qui suivront, Liza est moins présente, on voit l’apparition des free party, mais liza se fait rare sur le sol français…

Liza avait beaucoup de talent entre ses mains et comme un sportifs de haut niveau, elle a eu peur de gagner, du succès. Une vraie peur de la réussite, et elle a toujours voulu se préserver. Il y a des personnes qui ont vraiment envie de s’imposer, ce n’était pas vraiment le genre de Liza, analyse Richard.

Elle était programmée par son entourage pour être secrétaire… Dès que ça décollait, elle ne pouvait plus quitter la maison familiale durant plusieurs mois, et je ne crois pas qu’elle ait été soutenue par son label vers la fin de sa vie, se révoltent Yvette. Et puis on a vécu une période très difficile car plus que les autres fetes, les soirées hardcore étaient souvent annulées. Et très rapidement il n’y a plus eu d’organisateurs sauf les free parties, dans lesquelles Liza n’a pas voulu trouver sa place. On lui a souvent proposé de jouer dans les free, mais elle n’a jamais voulu rentrer dans ce système. C’était trop politique et lorsqu’il y avait une fête organisée dans les règles, il avait toujours une free party en face.

N’oublions pas que Machiavel est-il ministre des fêtes. Hors contrôle le peuple par la musique, il savait de quoi il parlait…

Liza, l’album posthume

J’ai découvert le hardcore avec Lisa. À la base, je ne voulais pas du tout sortir le disque de Lisa, s’expliquer Laurent Ho… On va parler de récupération, suite à quelques mois de réflexion, et même si je me suis écarté du hardcore depuis quelques années, je trouvais que sa production est intéressante. Chez UWe, on est concernés par cette musique, autant le faire plutôt que ça sorte chez un label lambda, qui va gérer  cette sortie d’un point de vue purement commercial. Nous avons fait attention à tout afin d’offrir aux fans de Liza un bel objet. Liza sort son disque, l’album était déjà fait, le track listing existait, c’est son écriture qui numérisee, ces couleurs, son symbole, celui-là utilisé pour son label Provisions, sa musique…

On règle les comptes avec la vie, cet album de Lisa devait sortir, nour rappelle Yvette. Merci a Yvette Neliaz, Laurent Ho, Richard Belia.

 

LIZA N’ELIAZ

The least we can say about Lisa is that she was already far from the balearique sound and Ibiza, his name rhymes with hardcore and that forever …

It is under this humorous signature “LIZA N ELIAZ not yet from Ibiza” that some of us were able to read it is written in the CODA numbers.” She gave us an interview in June 93, the style and the artist have has already taken a standpoint: Flashback with Liza and remarks collected during a party with Yvette Nelias, Richard Belia Laurent Ho, where everyone tried to fill the void left by his departure on February 19, 2001.

Let liza give us her definition of hardcore: it’s the genre that goes the furthest, beyond any limits. It has always been important for me to listen to things that transgressed what we had already heard (CODA June 93) … We can put this term in all the sauces. The word hardcore extends only through style, but also times. “Hard core”, if translated literally, and “hard”, in the passionate sense of the term, even obsessed but certainly not the term “violent”. It may be an adjective that gives nuances to the music by determining its intensity, its power, and I believe that it is the true definition (CODA March 99).

Coming from Belgium it is in France that artist LizaNELiaz was born. Laurent Ho tells us about their first meeting: I began to discover the techno world with the Space nights at the Rex Club in 91. And the emissions of Patrick Rognant, Rave up, on FG, which, during a party at his place, we showed a Belgian friend who came with some great record. She came there, but not to mix I think. It is during this evening that I meet Liza. And I discovered his first record on Atom.

A meeting that was not isolated because these were not long to work together … and to play in parties that everyone still remembers. And when you ask Liza in ’93, some of the coolest places she played: … there are a lot of them, but I would say that the places where I had the most fun playing are the 25-hour marathon of Invaders at the Sat d’Ivry, Spasmes de Phantom, the Limelight at Cannes and the Abbey of Moncel (big rave organized by the team of coda editor’s note).

Yvette Neliaz, Liza’s first companion, and Laurent Ho also remind us: Ah it’s an Invaders in 91, but do not forget the Ruby Péniche, the blue submarine, and technotanz in Bobigny. It was during these evenings that the public was able to discover Liza’s music …

Test during the Phantom that Ralphie Dee listened Liza, he presented to the organizers of Mayday … And the click of Liza is Mayday 4 in May 93, all the hardcore clique was already there, there was Lenny Dee, the PCP crew, West Ham …

It is partly this period that we find on the triple album Liza, who are currently going to Uwe. In this album we also find singing songs that confuse …

I do not know that other side of Liza. The era very techno, songs sung I discover them today, with the release of this disc, entrusts Laurent ho, but for Richard Belia it is only pure pleasure …

Indeed the latter is a fan of the first minute, photographer / editor for various English and French magazines, he rubs Liza of 88 …

The meeting of Richard Belia and possy Eliaz is less commonplace. Guide by his research of the sound, and an approach “anti-France”, it is on the British soil that Richard Belia tries to satiate his will to discover new sounds.

Yet it is tape from the depths of Britain that will call him in 88, he hears electronic songs twisted, very happy and very unhealthy. So editor / photographer, it is natural that he comes into contact with Liza by a friendly phone call, but also interested in this strange music …

I had to return to Paris, and around 4 am in Dover, I met two people, for me there was no doubt, I had just met Liza and Yvette.
Back from my stay in France, phone call … “Hello we are in London, we need to see each other.The appointment is made, and in the crowd of this concert hall, I went directed to them direct, to their surprise.Since the look I had no problem doing it …
So this first concert?

It was not in concert. It would be too pretentious, in London there are places you, concert halls, kinds of pubs, or 5 groups

can spend during an evening. Liza played 4 titles, it was the brothel, the PC that breaks down, the English who did not understand anything. It was perfect! Shortly after I attended an appearance at the Transmusicales. For the 10th Anniversary of Trans, in 1988, about fifteen groups occurred, three songs per group and the next. Liza appeared in the middle of these groups and there again she realized a real attack …

And on stage at that time what was his presentation?
It was very visual?

The image I keep and that of a Marilyn Monroe Punk … On the Circuit rock it was delirium, after the Techno circuit it was really softer in terms of look, Yvette says.

She was alone on stage, with her machines and computers, she sang using filters to change her voice … and all that with fishnet stockings … It was extremely dark and twisted … Richard recalls not yet returned from this meeting.

In any case, it was a time of dark pop and very experimental, especially not of a single color. The same night he had an English group GAY BIKERS ON ACID, gay bikers under acid, which is not gay, nor bikers, and certainly quite healthy … (Laughs)
Liza lost in Riec-sur-Belon

In this story between Belgium and parties, there is Riec-sur-Belon. And I remember that name of small village always marked me. For me the future of electronic music was riec-on-Belon, I had only one desire: Go to take Liza and Yvette in my arms … I imagine the head of the villagers.

To hear and Yvette, Liza dressed in Riec-sur-Belon as on the London scene or when she was performing. She was unclassifiable, moreover her music was just as much. In France, before the hardcore period, liza is classified in unclassable disc shelving, in England they found the label: “hardcore computer” …

And Yvette des enchainer: Liza influenced and played with a whole generation of artists who were already there. William the Turtle, Jerome Pacman. Genres were not so defined as that. Pacman was not what we call hardcore DJ, and yet he played together … Then, during the winter of 93/94 there was techno, hardcore, acid, trance … This is the beginning of gender separation. And we see arriving more trash organizers … And the installation of chapels, with the appearance of several dancefloor at the same feast. Liza and then become the most popular hardcore artist during this period …

In the years that follow, Liza is less present, we see the appearance of free parties, but liza is rare on French soil …
Liza had a lot of talent in her hands and as a top athlete she was scared to win, to success. A real fear of success, and she has always wanted to preserve herself. There are people who really want to win, it was not really the kind of Liza, Richard analysis.
She was programmed by his entourage to be secretary … As soon as it took off, she could not leave the family home for several months, and I do not think she was supported by his label towards the end of his life, revolt Yvette. And then we had a very difficult time because more than other parties, hardcore parties were often canceled. And very quickly there were no organizers except the free parties, in which Liza did not want to find her place. She was often offered to play in the free, but she never wanted to enter this system. It was too political and when there was a properly organized party, he always had a free party in front.

Let’s not forget that Machiavelli is the minister of holidays. Out of control the people by the music, he knew what he was talking about …

Liza, the posthumous album

I discovered hardcore with Lisa. Basically, I did not want to release the disc of Lisa, explain Laurent Ho … We will talk about recovery after a few months of reflection, and even if I have been away from hardcore for a few years, I thought his production was interesting. At UWe, we are concerned by this music, as much as doing it rather than that it comes to a label lambda, who will manage this output from a purely commercial point of view. We paid attention to everything in order to offer Liza fans a beautiful object. Liza releases her album, the album was already made, the track listing existed, it’s her writing that digitized, these colors, her symbol, the one used for her label Provisions, her music …

We settle the accounts with the life, this album of Lisa had to leave, nour reminds Yvette. Thanks to Yvette Neliaz, Laurent Ho, Richard Belia.