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ART IS ANAL / BUDBURNERZ

Interview BudBurnerz / Art Is Anal par Dronnzz – 28/05/2002

Pour le plaisir d’une interview croisée de quelques gentlemen pas nés de la dernière mode. Du passage en revue, obligé en quelque sorte, des dernières tendances hardcore aux évocations enflammées d’époques finies, tout y est, même le petit message d’espoir devant éviter la dépression.
Pour le détail du casting de cette rencontre Art Is Anal / BudBurnerz : Armaguet Nad & Fist Of Fury (AIA) ; AK47, Probe & Virus (BudBurnerz), pour une ambiance au renvoi de balle façon Wimbledon.
NDLR : La rumeur selon laquelle il existerait une version non coupée de cette interview, contenant les noms de tous les jeunes cadres dynamiques du milieu, la description des préférences sexuelles de chacun avec bruits de braguettes descendues à la fin et le secret du mix 8 platines est totalement infondée.

Hardcore-Concept : Dans vos propos vous citez Liza N Eliaz à profusion. Pour les jeunes qui n’ont pas connu en live, est-ce que vous pouvez expliquer en peu de mots ?

Fist Of Fury : Si c’est juste pour dire que t’étais jeune, c’était pas la peine.

AK47 : En peu de mots c’est : désolé pour toi (rires) ! C’est comme ça. Dommage.

Armaguet Nad : Liza, c’est l’essence du hardcore. (Il désigne tout le monde du doigt). Sans Liza, il est pas là, je suis pas là, t’es pas là. Le mieux c’est que même ceux qui ne connaissent pas, sans elle eux ne seraient pas dans le hardcore. Pour te dire comme c’est énorme.
C’est elle qui a su, en partant comme tout le monde de la techno de base, arriver ailleurs. Faire en sorte qu’aujourd’hui le hardcore est un style à part entière. En 1993, c’était la techno. Il y a eu Liza, et maintenant tu as le hardcore, et la techno. Elle a poussé la musique tellement loin que les gens l’ont mise, et nous avec, dans un autre style. Elle a ouvert tellement de portes qu’on en a pour dix vies à tout explorer.

AK47: C’est bien ça.

Probe : Tu comprenais la différence entre être DJ pose-disques et aboutir à quelque chose d’autre que tu ne comprends pas. Tu t’approches des platines, tu te dis “Mais c’est quoi ces disques de ouf ! C’est un truc de taré !” Tu t’approches encore, et tu vois que les deux disques tu les as.

Armaguet Nad : C’est le premier DJ qui a raconté une histoire. Elle arrive, elle joue une heure et demie, et bien entre le premier disque et le dernier il y a un rapport.

Probe : Une heure et demie de musique, pas 28 disques mixés ensemble. Maintenant il y a une tentative de reproduction de ça en jouant tout le temps des morceaux qui sont quasi-identiques entre eux. A la fin t’es encore au point de départ. Liza amenait une progression, construisait une ambiance qu’elle portait jusqu’à la fin, sans que le dernier disque aille avec le premier.
(Insultes fournies sur le frenchcore).

Hardcore-Concept : Le hardcore n’est il pas menacé d’une certaine forme de nostalgie, une tentation de dire “avant c’était mieux” ? 

Fist Of Fury : C’est vrai que que les fêtes nétaient pas les mêmes. Maintenant je ne suis pas sur que la fête soit devenu plus chiante en club alors qu’avant cétait dans un entrepôt tout nouveau tout beau.

Armaguet Nad : Je voudrais savoir de quoi on parle exactement. Parce que si on se dit (imitant le Francis Cabrel de 1979) “C’était mieux avant ?”, alors clairement : non. Si on parle des teufs, alors là oui, c’était mieux avant !

AK47 : Liza – Radium !

Armaguet Nad : Maintenant dire que la musique, c’était mieux� On ne peut pas dire ça. 1992 c’était 1992, 1993 c’était 1993, hein. Il y a eu une évolution. La musique évolue, les fêtes aussi. En bien ou en mal, je ne sais pas.

Probe : A un moment, c’était rien aussi. T’avais personne.

Armaguet Nad : Les premières fêtes, on était 300.

Probe : C’était rien, il n’y avait personne. La musique, personne ne la connaissait. Le problème que j’ai aujourd’hui avec pas mal de gens qui font que la musique tourne en boucle, c’est qu’ils n’ont pas la culture musicale techno. On a 7 à 10 ans de teuf derrière nous, on a les vieux disques. On sait ce qui a été fait. Et quand on sort les vieux bons disques, les gens viennent te voir avec la gueule tordue en demandant “Mais euh c’est quoi ça ?”.

Armaguet Nad : Ca arrive autant avec le dernier test-pressing qu’avec les vieux Mokum. C’est normal, étant donné qu’il y a de plus en plus de gens.

Probe : Justement, il y a trop de turn-over dans les DJ.

AK47 : Alors on en revient à Liza. Quand je l’ai entendue, j’ai compris ce que c’était de mixer. Ca a été l’illumination. J’ai compris que les disques n’étaient pas juste faits pour être mis ensemble mais qu’un mix se compose. Les disques peuvent tous se caler ensemble, mais mixer, ce n’est pas faire des maths. Il y en a trop pour qui mixer revient à caler. C’est calé, c’est fini. Or, tout le monde ne peut pas savoir tout faire. C’est devenu accessible : les MK2 pas chères, les tables de mixage pas cher, et paf, t’as des tas de mecs à la mode.

Hardcore-Concept : Justement, peut-on faire une revue du hardcore français, tant au niveau du public que de la scène ?

Armaguet Nad : Pourquoi parle-t-on de hardcore français ? A la base la techno est pas française.

Hardcore-Concept : La France est un pays chauvin, même en matière de techno.

Armaguet Nad : Oui, et les anglais aussi sont chauvins. Tant qu’on restera dans cette optique, on s’exportera pas et on importera pas trop. A part des anglais qui font de la musique française. Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça mais ça commence à arriver. Au départ ils faisaient leur musique, mais plus tu écoutes, plus tu les entends se franciser, au point de mettre des samples en français. Je ne suis pas sur qu’ils les comprennent d’ailleurs. Alors je veux bien parler du hardcore français mais en nous incluant dedans.

Probe : Il faut parler des compositeurs, parce que là aussi il y a du turn-over.

Armaguet Nad : Et ça s’est démocratisé. Aujourd’hui tout le monde peut essayer de composer. Certains y arriveront, d’autres non. Et il y a un système en ce moment qui fait que si, dans le tas tu prends deux branle-bites, ou plus, et que tu décides que ça va fonctionner, ça fonctionne. C’est comme L5, quoi.

AK47 : Les gens oublient que pour arriver, faut galérer.

Probe : Les majors ont investi le truc dès le début. Elles se sont retirées, et aujourd’hui elles reviennent, parce qu’après 10 ans c’est entré dans les moeurs.

Armaguet Nad : Et l’argent est devenu très important. Il y a un vrai marché, et elles se sont rendu compte qu’il leur échappait. Alors ce n’est qu’une question de thunes et ça pue. Ils voient bien, à la Fnac, que leurs CD se vendent moins et que UWe en vend de plus en plus, en leur prenant une partie du marché. Je dis UWe, ça pourrait être n’importe qui d’autre, hein.

Hardcore-Concept : C’est un exemple. 

Armaguet Nad : En l’occurrence c’est eux qui produisent le plus de CD en ce moment en France.

AK47 (S’adressant au micro) : L’exemple de cette discussion sera UWe. N’y voyez rien de personnel. Je précise bien : ce n’est qu’un exemple. C’est AK47 qui parle. Enculé !

Armaguet Nad : Donc, s’apercevant que ça leur prend une part du marché, ils s’intéressent à la techno. C’est un intérêt financier.

AK47 : Il y a des gens qui ne cherchent que la reconnaissance. Ce sont des starlettes. Moi, plutôt que de jouer les starlettes, je me roulais par terre parce que j’aimais trop la musique. Maintenant la plupart du public vient des free. A un moment, quand tu te roulais par terre en free, ça faisait mauvais genre, tu passais pour un étudiant bourré. Et les mecs te toisaient, tu les sentais avoir des restrictions mentales. Nous, on a pu se lâcher et faire ce qu’on voulait. Alors on voit àa comme une musique ouverte à tout. Aujourd’hui, dans le hardcore, les gens ne sont pas ouverts à tout et ça standardise la musique.

Armaguet Nad : Et c’est là que tu arrives à dire qu’il y a eu trop de free-parties. Oh merde, on y revient encore.

AK47 : C’est interdit, on est sur Hardcore-Concept !�.

Probe : C’est un truc qui a entretenu la scène. Ca l’a tué, dans un sens, et ça l’a entretenu.

Armaguet Nad : Entretenu ? Qu’est-ce qui est sorti de cette scène de merde ? Rien. Ca a entretenu la merde. Ca a fait que des mecs comme AK47 ou moi ont galéré 2-3 ans de plus. C’est pas grave, au point où on en était, ça n’était pas dramatique. Je commençais à jouer un peu et d’un coup, plus de teufs. Plus que des free-parties. Si tu voulais aller y jouer, il fallait donner ton cul. Tu pouvais jouer mais et les mecs prenaient les tunes. Tes gosses tu les nourris comment après ? Alors j’y vais même pas. Exemple : le mec de l’entourage Furious qui nous a invité, La Peste et moi, pour jouer hardcore. On se retrouve à se battre pour jouer à 9 heures du matin parce que tu joues du hardcore. Alors fuck you. Pour moi ça nous a fait énormément de mal.

Probe : On s’est fait pisser dessus en free-party et en teknival. Après il y a eu cette histoire de hardcore de teknival, mélange entre de hardtechno plus rapide avec un kick. Mais ça reste la boucle.

Fist Of Fury : J’ai vu des DJ hardcore se faire virer alors que le public gueulait parce que ça commençait à taper, que ça avait un peu plus de dynamique et d’énergie. Les gens étaient contents mais le mec se faisait virer.

AK47 : Parce qu’il fallait mixer de la hard-techno. Petits pois et talibans c’est pareil.

Probe : Donc forcément, on en est revenus, de ça.

Armaguet Nad : On a dit qu’on en parlait plus. C’était quoi la question à La scène française ? Je ne dirai pas qu’elle va très bien, mais elle est très productive. Je ne parle pas du niveau de qualité.

Hardcore-Concept : Vous n’êtes pas dans le marasme tout de même.

AK47 : Nous sommes des galériens, On n’est pas joués. T’as entendu nos disques dans les soirées ? A part le Neurotoxic 5 ?

Armaguet Nad : Il y a des soirées ? Ah ? A part ça, la scène française est très productive. Le problème étant que c’est en train de rentrer dans une phase économiquement maîtrisée.

Hardcore-Concept : Et vos perspectives à l’étranger ? Vous avez des affinités avec certains pays plutôt que d’autres ? 

Armaguet Nad : L’Angleterre. Mais leur musique se rapproche de plus en plus de la nôtre et je trouve ça inquiétant.

AK47 : L’Italie et la Hollande, mais trop fachos et tout ça.

Armaguet Nad : Surtout fachos, plus que tout ça.

AK47 : La Suisse, il paraît que c’est pas mal.

Fist Of Fury : On parle des pays proches de nous mais il se peut très bien qu’il y ait des pressages de 500 copies en Estonie ou au Tibet dont on ne sera jamais au courant.

AK47 : On a rencontré de bons artistes sur internet. De différents styles musicaux, des pays de l’est.

Hardcore-Concept : Vous avez tous des backgrounds musicaux d’avant la techno. Le metal, le rap ou autres. Aujourd’hui on trouve de plus en plus de gens n’ayant connu que la techno. Qu’est-ce que ça changera quand ils se mettront à la composition ?

Armaguet Nad : Là on aura des bonnes surprises ! Des gens qui arriveront avec une culture 100% techno, arrivant de la techno pour en jouer et en produire. J’attends ce moment depuis longtemps. Il y a deux-trois personnes qui vont arriver dans les 5 – 10 ans, qui vont tout atomiser musicalement, qui ouvriront des portes auxquelles nous n’avons pas pensé depuis 10 ans qu’on se prend la tête.

AK47 : La musique électronique offre tellement de possibilités que ce genre d’évolution est normale.

Hardcore-Concept : Justement, si on aborde ça du point de vue technique, comment vous-situez -vous dans le débat entre les pro-machines et les tout-PC ?

Armaguet Nad : C’est le résultat qui compte. J’ai travaillé pendant des années sur un Amiga, et quand je le disais les mecs ne me croyaient pas. Ils me disaient : tu as un sampler. Eh ben non, je séquence sur un Amiga. Aujourd’hui, tu as la facilité. C’est plus facile avec deux Pulsar qu’avec un Amiga d’arriver à ce que tu as dans la tête. Maintenant, si tu as de la merde dans la tête, Pulsar ou Amiga, le caca reste le caca.

Fist Of Fury : Du point de vue de la composition, il y a les envies et les moyens. Tout le monde n’a pas les moyens de foutre 10000 euros dans un studio. Mais si tu as l’envie tu finiras par t’en donner les moyens. Trouver un travail qui te permettra de t’en donner les moyens.

Armaguet Nad : Va te faire foutre avec ton travail, toi l�. C’est un faux débat de toutes façons.

Probe : Fais avec ce que t’as, déjà, et puis on verra. Tout ça est de la flambe, montrer ses bijoux on en a rien à branler.

Hardcore-Concept : Est-ce que les médias (presse, radio, t�l�) font leur travail vis-à-vis du hardcore ?

AK47 : Je pensais racheter Coda et Trax mais la diffusion est trop petite. Alors je suis en pourparlers avec Bizot pour racheter Nova. A ce niveau on aura une bonne promotion (Rires). Tout le monde pourra en profiter, je mettrai en avant le hardcore (Rires). Fusion-acquisition.

Armaguet Nad : A part Coda qui s’est toujours intéressé au hardcore, au moins un petit peu�

Probe : Précise bien petit peu.

Armaguet Nad : Donc, à part Coda, personne. On a toujours eu droit qu’au phénomène de mode.

Fist Of Fury : A propos de la techno au sens large…? Si on considère l’exemple des débuts de la techno : les majors ont vu arriver ce truc qu’elles n’ont pas compris sans que personne sache d’où ça venait. Elles y ont mis de l’argent, des moyens sont arrivés dans la musique et pas dans les m�dias. Il y a un gros décalage entre les moyens investis dans la techno, et peu de médias se donnent les moyens de s’occuper de la techno. Il doit y avoir des millions de gens qui s’intéressent à la techno sous toutes ses formes. Je ne pense pas que les médias sous quelque forme que ce soit leur fassent connaître ce qu’il faudrait.

Hardcore-Concept : Qu’est-ce qu’on peut souhaiter au hardcore, l� ?

Armaguet Nad : L’ouverture.

AK47 : Que Jean-Marie Messier nous donne un petit peu de son argent.

Armaguet Nad : Que la scène hardcore continue à s’ouvrir. Il faudrait se sortir de la scène qu’on a pour l’instant. A cause des histoires souterraines, les producteurs de soirées ne peuvent faire jouer certains artistes dans une même soirée.

AK47 : On va organiser un petit nettoyage.

Armaguet Nad : Une soirée avec Micropoint, Manu le Malin, Radium, BudBurnerz, Art Is Anal serait impossible à monter. C’est pas normal que les artistes pâtissent des histoires des producteurs. Que les producteurs s’enculent par les oreilles, c’est leur problème. Pas celui des artistes.

Probe : Les organisations de soirées sont noyautées. Il y a de gros liens entre certains producteurs, certains labels et certains organisateurs. Aujourd’hui organiser une soirée relève de la stratégie.

Fist Of Fury : Si on pouvait faire une bonne soirée avec tout le monde, tout le monde pourra se rendre compte que les ragots étaient pourris.

Hardcore -Concept : Un dernier mot ?

Fist Of Fury : Vivement l’été.

Armaguet Nad : Vivement la rentrée.

AK47 : Vivement les grosses teufs et que les gens arrêtent de se prendre la tête. C’est pas grave. Tu veux pas savoir des trucs croustillants plutot ?

Fist Of Fury : Oui, on va dire ça, et arrête le magnéto.

Interview par Dronnzz (archives) Hardcore-concept devenu signal-zero

PS:J’ai passé une heure 1H30 (vu que je suis au taff, j’en profite), pour mettre tout le texte en forme et corriger toutes les voyelles vu que ce sont des archives retrouvées sur le net.

ARGHHLL suis naz, je rentre chez oim, ce post mérite d’être lu. :war:

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ART IS ANAL / BUDBURNERZ

Interview BudBurnerz / Art Is Anal by Dronnzz – 28/05/2002

For the pleasure of a cross interview of some gentlemen not born of the latest fashion. From the review, forced in some way, the latest hardcore tendencies to fiery evocations of eras, everything is there, even the small message of hope to avoid depression.
For the casting details of this Art / Anal Dating / BudBurnerz: Armaguet Nad & Fist Of Fury (AIA); AK47, Probe & Virus (BudBurnerz), for a mood on Wimbledon-style volleyball.
Editor’s note: The rumor that there is an uncut version of this interview, containing the names of all the young dynamic executives of the environment, the description of sexual preferences of each with noises of flies descended at the end and the secret of the mix 8 decks is totally unfounded.

Hardcore-Concept:In your remarks you quote Liza N Eliaz in profusion. For young people who have not experienced live, can you explain in a few words?

Fist Of Fury:If it’s just to say that you were young, it was not worth it.

AK47: In a few words it’s: sorry for you (laughs)! It’s like that. Pity.

Armaguet Nad: Liza is the essence of hardcore. (He points at everyone) Without Liza, he’s not here, I’m not here, you’re not here. The best is that even those who do not know, without it they would not be in hardcore. To tell you how huge it is.
It was she who, starting like everyone else in the basic techno, got to go somewhere else. Make today hardcore is a style in its own right. In 1993, it was techno. There was Liza, and now you have hardcore, and techno. She pushed the music so far that people put it, and us with it, in another style. It has opened so many doors that we have ten lives to explore everything.

AK47: That’s right.

Probe: You understood the difference between being a DJ-record player and ending up with something else you do not understand. You’re getting to the turntables, you think, “But what’s these phew disks? You are still approaching, and you see that the two disks you have them.

Armaguet Nad: This is the first DJ who told a story. She arrives, she plays an hour and a half, and well between the first record and the last there is a report.

Probe: An hour and a half of music, not 28 discs mixed together. Now there is an attempt to reproduce that by playing all the time songs that are almost identical to each other. At the end you are still at the starting point. Liza brought a progression, built an atmosphere that she carried until the end, without the last disc goes with the first.
(Insults provided on frenchcore).

Hardcore-Concept: Is hardcore not threatened with some form of nostalgia, a temptation to say “before it was better”?

Fist Of Fury: It’s true that the holidays were not the same. Now I’m not sure that the party has become more boring in a club than before it was in a brand new warehouse all beautiful.

Armaguet Nad: I would like to know what exactly we are talking about. Because if we say (imitating Francis Cabrel 1979) “It was better before?”, Then clearly: no. If we talk about teufs, then yes, it was better before!

AK47: Liza – Radium!

Armaguet Nad: Now to say that music was better. We can not say that. 1992 was 1992, 1993 was 1993, huh. There has been an evolution. The music evolves, the parties too. For good or bad, I do not know.

Probe: At one point, it was nothing too. You had nobody.

Armaguet Nad: The first holidays, we were 300.

Probe: It was nothing, there was nobody. The music, no one knew her. The problem I have today with a lot of people who make music turn around is that they do not have techno music culture. We have 7 to 10 years behind us, we have old records. We know what has been done. And when we take out the old good records, people come to see you with the crooked mouth asking “But what’s that?”

Armaguet Nad: It comes with both the last test-pressing and the old Mokum. This is normal, since there are more and more people.

Probe: Exactly, there is too much turnover in DJs.

AK47: So we come back to Liza. When I heard it, I understood what it was to mix. It was enlightenment. I understood that the discs were not just made to be put together but that a mix is ​​composed. Discs can all stall together, but mixing is not maths. There is too much for which mixing is stalling. It’s stalled, it’s over. However, not everyone can know how to do everything. It has become accessible: the cheap MK2, the cheap mixers, and paf, you have lots of fashionable guys.

Hardcore-Concept: Exactly, can we do a review of French hardcore, both at the level of the audience and the stage?

Armaguet Nad: Why do we speak French hardcore? At the base techno is not French.

Hardcore-Concept: France is a chauvinistic country, even in terms of techno.

Armaguet Nad: Yes, and the English are chauvinists too. As long as we stay in this perspective, we will not export and we will not import too much. Apart from English people who make French music. Fortunately, they are not all like that but it’s starting to happen. Initially they made their music, but the more you listen, the more you hear them become French, to the point of putting samples in French. I’m not sure they understand them anyway. So I want to talk about French hardcore but by including us in it.

Probe: You have to talk about composers, because here too there is turnover.

Armaguet Nad: And it’s democratized. Today everyone can try to compose. Some will arrive there, others will not. And there’s a system right now that if you take two or more dicks in the heap and you decide it’s going to work, it works. It’s like L5, what.

AK47: People forget that to arrive, must galerate.

Probe: The majors have invested the thing from the beginning. They have withdrawn, and today they are coming back, because after 10 years it has become commonplace.

Armaguet Nad: And the money has become very important. There is a real market, and they realized that they were escaping. So it’s just a matter of money and it stinks. They see well, Fnac, that their CDs are selling less and that UWe sells more and more, taking a part of the market. I say UWe, it could be anyone else, huh.

Hardcore-Concept: This is an example.

Armaguet Nad: In this case it is they who produce the most CD at this moment in France.

AK47 (Speaking to the microphone): The example of this discussion will be UWe. Do not see anything personal. I make it clear: this is just an example. It’s AK47 speaking. Encle!

Nad Armaguet: So, realizing that it takes a share of the market, they are interested in techno. It’s a financial interest.

AK47: There are people who only seek recognition. They are starlets. I, instead of playing the starlets, I rolled on the ground because I liked the music too much. Now most of the public comes free. At one point, when you rolled to the ground free, it was bad, you passed for a drunk student. And the guys looked at you, you felt they had mental restrictions. We were able to let go and do what we wanted. So we see it as a music open to everything. Today, in hardcore, people are not open to everything and it standardizes music.

Armaguet Nad: And that’s where you get to say there have been too many free parties. Oh shit, we’re coming back again.

AK47: It’s forbidden, we’re on Hardcore-Concept!

Probe: It’s something that kept the scene going. It killed him, in a sense, and it kept him going.

Armaguet Nad: Maintained? What came out of this crappy scene? Nothing. It kept the shit alive. It made guys like AK47 or me galore 2-3 more years. It does not matter, to the point where we were, it was not dramatic. I started to play a little and suddenly, more teufs. More than free parties. If you wanted to go play it, you had to give your ass. You could play but and the guys took the money. Your kids, how do you feed them? So I do not even go there. Example: the guy from the Furious entourage who invited us, The Plague and me, to play hardcore. We end up fighting to play at 9 in the morning because you play hardcore. So fuck you. For me it hurt us a lot.

Probe: We were pissed on in free party and teknival. After there was this teknival hardcore story, mix between faster hardtechno and kick. But it remains the loop.

Fist Of Fury: I saw hardcore DJs get fired while the audience was screaming because it was starting to bang, it was a little more dynamic and energy. People were happy but the guy was fired.

AK47: Because you had to mix hard-techno. Peas and Taliban is the same.

Probe: So obviously, we came back from that.

Armaguet Nad: We said we talked more about it. What was the question at La scène française? I will not say that she is doing very well, but she is very productive. I’m not talking about the level of quality.

Hardcore-Concept: You are not in the doldrums anyway.

AK47: We are galley slaves, we are not played. Did you hear our records in the evenings? Apart from Neurotoxic 5?

Armaguet Nad: Are there evenings? Ah? Apart from that, the French scene is very productive. The problem is that it is entering a phase economically controlled.

Hardcore-Concept: And your prospects abroad? Do you have affinities with some countries over others?

Armaguet Nad: England. But their music is getting closer and closer to ours and I find it disturbing.

AK47: Italy and Holland, but too fachos and all that.

Armaguet Nad: Especially fachos, more than all that.

AK47: Switzerland, it seems that it’s not bad.

Fist Of Fury: We are talking about countries close to us, but it may very well be that 500 copies are pressed in Estonia or Tibet, of which we will never know.

AK47: We met good artists on the internet. Different musical styles, Eastern countries.

Hardcore-Concept: You all have musical backgrounds from before techno. Metal, rap or others. Today we find more and more people who have only known techno. What will it change when they start composing?

Armaguet Nad: There we will have good surprises! People who will arrive with a 100% techno culture, coming from the techno to play and produce. I have been waiting for this moment for a long time. There are two or three people who are going to arrive in 5 to 10 years, who are going to atomise everything, who will open doors that we have not thought about in the last 10 years.

AK47: Electronic music offers so many possibilities that this kind of evolution is normal.

Hardcore-Concept: Exactly, if we approach it from a technical point of view, how do you situate yourself in the debate between pro-machines and all-PCs?

Armaguet Nad: It’s the result that counts. I worked for years on an Amiga, and when I said it the guys did not believe me. They said to me: you have a sampler. Well no, I’m running on an Amiga. Today, you have the ease. It’s easier with two Pulsar than with an Amiga to get what you have in your head. Now, if you have shit in your head, Pulsar or Amiga, the poop is the poop.

Fist Of Fury: From the point of view of the composition, there are the desires and the means. Everyone can not afford to pay 10,000 euros in a studio. But if you have the desire you will end up giving you the means. Find a job that will allow you to give you the means.

Nad Armaguet: Go fuck yourself with your work, you there. It’s a false debate anyway.

Probe: Do with what you have, already, and then we’ll see. All this is flambe, show his jewelry we have nothing to wank.

Hardcore-Concept: Does the media (press, radio, TV) do their work on hardcore?

AK47: I was thinking of buying Coda and Trax but the spread is too small. So I’m in talks with Bizot to buy Nova. At this level we will have a good promotion (laughs). Everyone can enjoy it, I will put forward the hardcore (laughs). Merger and acquisition.

Armaguet Nad: Apart from Coda who has always been interested in hardcore, at least a little bit

Probe: Precise little bit.

Armaguet Nad: So, apart from Coda, nobody. We have always had the right to the fashion phenomenon.

Fist Of Fury: About techno at large …? If we consider the example of the beginnings of techno: the majors saw happen this thing they did not understand without anyone knowing where it came from. They put money into it, means came into the music and not into the media. There is a big gap between the means invested in techno, and few media give themselves the means to take care of the techno. There must be millions of people interested in techno in all its forms. I do not think that the media in any form whatsoever let them know what it should be.

Hardcore-Concept: What can we wish for hardcore, l?

Armaguet Nad: The opening.

AK47: That Jean-Marie Messier gives us a little bit of his money.

Armaguet Nad: That the hardcore scene continues to open. We should get out of the scene we have for now. Because of underground stories, evening producers can not play certain artists in the same evening.

AK47: We will organize a small cleaning.

Armaguet Nad: An evening with Micropoint, Manu the Evil, Radium, BudBurnerz, Art Is Anal would be impossible to mount. It’s not normal for artists to suffer from the stories of producers. Producers bugger themselves by the ears, that’s their problem. Not that of the artists.

Probe: Party organizations are infiltrated. There are big links between some producers, some labels and some organizers. Today, organizing a party is part of the strategy.

Fist Of Fury: If we could have a good evening with everyone, everyone will realize that the gossip was rotten.

Hardcore -Concept: One last word?

Fist Of Fury: Highly summer.

Nad Armaguet: Highly back.

AK47: Strongly big deuces and people stop taking their heads. It is not serious. Do not you want to know some crunchy stuff?

Fist Of Fury: Yes, we’ll say that, and stop the magneto.

Interview by Dronnzz (archive) Hardcore-concept become signal-zero

PS: I spent an hour 1:30 (since I’m at taff, I take advantage), to put all the text in shape and correct all the vowels as they are archives found on the net.

ARGHHLL am naz, I go home oim, this post deserves to be read. :war: