LIZA N’ELIAZ

Par Alexis Bernier— 

Décédée il y a près d’un an, Liza N’Eliaz restera la grande prêtresse du hardcore, le «noyau dur» de la techno. Depuis les premières raves dans les hangars jusqu’aux rassemblements monstres à Zurich ou Amsterdam, elle avait levé une armée de fans dont même Laurent Garnier pouvait envier l’enthousiasme. Mais ce personnage hors du commun n’est pas né avec les platines. Avant de devenir DJ, Liza participe en Belgique à plusieurs groupes rock dont Les Tueurs de la lune de Miel restés célèbres pour leur reprise affectueuse du Nationale 7 de Trenet. En 1988, elle chante aux Transmusicales de Rennes entourée de machines, pour injecter une bonne dose d’humour dans ses bricolages synthétiques et discrètement néo-romantiques. Le triple CD d’anthologie que lui consacre le label de son camarade Laurent Ho permet de retrouver toutes ses facettes. Les deux premiers CD sont consacrés à ses productions techno d’une «haute intensité musicale» (un euphémisme), pour reprendre la définition que Liza avait forgée elle-même. Pas besoin d’être fan de hardcore pour constater qu’elle n’avait pas son pareil pour rendre drôle et sexy une cavalcade de marteaux-piqueurs incontinents.

Alexis Bernier

Liza N’Eliaz (UWe/Tripsychord).

LIZA N’ELIAZ
By Alexis Bernier- December 14, 2001 at 01:57

Deceased nearly a year ago, Liza N’Eliaz will remain the high priestess of hardcore, the “hard core” of techno. From the first raves in the hangars to the monster gatherings in Zurich or Amsterdam, she had raised an army of fans that even Laurent Garnier could envy enthusiasm. But this extraordinary character is not born with turntables. Before becoming a DJ, Liza took part in several rock bands in Belgium, including Les Killers of the Honeymoon, who remained famous for their affectionate revival of the Nationale 7 de Trenet. In 1988, she sang at the Transmusicales de Rennes, surrounded by machines, to inject a good dose of humor into her synthetic and discreetly neo-romantic creations. The triple CD of anthology that devotes to him the label of his comrade Laurent Ho makes it possible to find all its facets. The first two CDs are dedicated to his techno productions of a “high musical intensity” (a euphemism), to use the definition that Liza had forged herself. No need to be a fan of hardcore to see that she had no equal to make funny and sexy a cavalcade of incontinent jackhammers.

Alexis Bernier

Liza N’Eliaz (UWe / Tripsychord).